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16 août 2015

Marie, mon ciel ! (29) - Lenticulaires

Lenticulaires, lenticulaires... On voudrait vous y voir, embobinés par le mistral.

2015-05-16 Nuages lenticulaires DSCN8525_3492 (Small).JPG

14 août 2015

Mots de travers (13 ter) - Migouël fait des tapasses et du ciné

Un fidèle Lecteur répondant au nom suspect d'Assedix me signale la réapparition d'un personnage aussi polymorphe que récurrent sur ce blog.

Je cite Assedix : « (J'ai) vu ressurgir à la télé une autre vieille connaissance, le fameux Migouël, ou plutôt le marché San Migouël, où les candidats d'un concours de cuisine devaient préparer "un tapas" (gourmand, ça va sans dire). »

Notre ami Migouël est décidément multicarte car pour ma part, je crois l'avoir entendu se faufiler dans un récent Masque et la Plume, déguisé cette fois en réalisateur portugais. Après le vélo, le flamenco, le resto, le vlà qui s'essaie au cinoche.

Sacré Migouël.

 

Les esprits outrageusement pointilleux qui se soucieraient de prononciation correcte des noms étrangers peuvent se référer à cet utile site et en diffuser le lien auprès des présentateurs télé ou radio de leur entourage :

Forvo

 

Pour ce qui concerne le genre des tapas, on peut y goûter dans tout dictionnaire même franco-français ou, mieux, dans certains établissements de gastronomie espagnole dont je me garderai bien de divulguer l'adresse. Ce blog a une réputation égoïste anti-effet boule de neige à préserver !

 

15 avril 2015

Un appel de No Peanuts

Les ennemis du régime cacahuète (tendance « anonyme et aux droits non reconnus ») ont encore frappé. Quelle engeance.

Désolée, je n'ai pas le temps de vous traduire ce qui suit et vous le livre donc en anglais.

 

Dear No Peanuts! Endorser:

Translators who translate for the publishing industry are losing copyright to their work in alarming numbers.

Recent research, for example, shows that translators’ copyrights are “rustled” out of their hands one third of the time in trade and commercial publishing—and eighty percent of the time in university-press publishing.

No Peanuts! has mounted a campaign to pressure publishers to change their policies.

That’s the reason for this email  Will you take action to join our campaign against Copyright Rustling? (We apologize if you’ve already seen this appeal. If that’s the case, could you pass it on to a colleague?)

Here are some ways you can take part:

          • Sign the petition at https://www.change.org/p/publishers-of-english-language-t....

          • Share the petition with your colleagues and friends and ask them to sign. The petition effort will only be effective if large numbers of translators, readers of translations, and other supporters sign up to say they think translators’ copyrights ought to stay in translators’ hands.

          • Read “Something Is Rotten: Let’s Put A Stop to Copyright Rustling” at https://nopeanuts.wordpress.com/resistance/stop-copyright...

          • Retweet No Peanuts! messages on Twitter (follow us, if you haven’t already: @No_Peanuts).

          • Send your own Tweets about this issue to your colleagues and use the hashtag #CopyWrong. (Addresses can be found in Copyright “Rustling” in English-Language Translation: How Translators Keep (and Lose) Rights to Their Work—Data from Translations Published in 2014; http://tinyurl.com/lzpz2cm.)

          • Blog about this issue.

          • Bring this issue up on translator forums, on translator mailing lists, and at conferences and meetings of the translator associations you belong to.

          • Demand that translators’ organizations do their jobs and advocate for translators against “rustling.” Silence is not neutral.

          • Write copyright-rustling publishers and ask them to change their policies. (Addresses can be found in the _Copyright “Rustling”_ report, http://tinyurl.com/lzpz2cm.)

           • When you see reviews of translations in print publications or publicized on Twitter, Facebook, on blogs or elsewhere, find out whether the translator’s copyright has been rustled. If it has, say something!

Mutual respect always. Copyright rustling never!

 

Par chance, il reste des amoureux des textes pour savoir qu'ils ne se traduisent pas tout seuls. Quelques exemples ici et .

18 décembre 2014

Elle voit des traducteurs partout (7) - Dicos ou pinceaux.

Cette rubrique s'emploie à répertorier les traducteurs ou leurs cousins interprètes que je rencontre au hasard – qui va croire une chose pareille ? – de mes lectures. Le même hasard est d'autant moins crédible que j'en croise assez souvent, pourtant sans les chercher.

De précédents billets l'ont démontré : dans les romans, le traducteur exerce rarement par vocation. Souvent, il est traducteur de hasard (encore lui !) ou se lance dans cette activité faute de mieux, pour se sauver des marécages de la misère.

Cette fois, c'est encore le cas où presque, puisque le narrateur se trouve devant un choix cruel : priver son enfant de leçons de violon ou ne pas pouvoir payer sa cuisinière. Redescendez de vos ergots : la dérision n'est jamais bien loin dans ce livre.

« Louise [...] vint nous trouver en pleurant, disant qu'elle se priverait de manger plutôt que de peiner Albert. Il n'y avait qu'à accepter, pour ne pas froisser cette brave fille ; mais je pris la résolution de me relever deux heures chaque nuit, lorsque ma femme me croit endormi, et de ramasser, à l'aide de quelques traductions d'articles anglais que je sais où placer, l'argent dont nous privions la bonne Louise. » (page 37)

Ici, la traduction-beurre, ou traduction-épinard selon la gravité de la situation, se console car on la place à même enseigne qu'une activité artistique, ce qui est tout de même flatteur pour un vulgaire gagne-pain. À la page suivante, tandis que le narrateur trime sur ses articles quand toute la maisonnée dort, qui voit-il arriver ? Sa femme :

« Ursule ! — Elle avait eu la même idée : pour payer Louise, elle préparait de petits écrans, qu'elle sait où placer ; vous savez qu'elle possède un certain talent pour l'aquarelle... des choses charmantes, mon ami... Nous étions tous deux très émus ; nous nous sommes embrassés en pleurant. »

Et les voilà partis à traduire et à aquareller de conserve, au lieu de se coucher pour se relever ensuite en douce chacun de son côté.

 

Je pourrais recopier aussi pour vous la page 70, où le narrateur, se perdant en écritures oiseuses, élucubre avec un ami sur la traduction de Numero Deus impare gaudet, supposée être « Le numéro deux se réjouit d'être impair ».

Je préfère vous livrer ce joli passage, page 106, sans rapport avec les traducteurs autres que spécialistes du renvoi à plus tard. Le hasard se demande décidément ce qu'il vient faire dans cette rubrique : 

« — L'agenda a du bon, pensai-je, car si je n'eusse pas marqué pour ce matin ce que j'eusse dû faire, j'aurais pu l'oublier, et je n'aurais pu me réjouir de ne l'avoir point fait. C'est toujours là le charme qu'a pour moi ce que j'appelai si joliment l'imprévu négatif [...]. »

C'est dans Paludes, d'André Gide (Gallimard, 1920, exemplaire de la collection Folio sauvé d'une poubelle de hasard). 

06 octobre 2014

(Beaucoup) mieux que le beaujolais nouveau...

... et encore plus primeur, il est là, le nouveau site de l'ATLF (Associations des traducteurs littéraires de France) ! Quelques détails restent à fignoler mais il sera bientôt tout à fait au point.

À consommer sans modération.

Cher alien ignorant jusqu'au sens du mot « littéraire »    extraterrestre pas plus implanté que ça sur le marché de l'édition française    frais débarqué n'ayant jamais ouvert un bouquin    outsider traduisant des livres sans se savoir auteur jeune Traducteur inexpérimenté,

Prends-en de la graine. Même si tu n'as pas encore travaillé pour l'édition ou pour d'autres domaines qui, comme l'audiovisuel, relèvent du droit d'auteur, ce site te procurera une foule d'informations, utiles à savoir avant de mettre un orteil en ces forêts touffues.

Et toi, cher Lecteur passant dans le coin par le plus grand des hasards, tu peux aussi te promener sur le site pour découvrir ce qu'est la traduction d'édition, prestigieuses citations à l'appui. Tu en repartiras sans doute convaincu que sans traducteurs, tes librairies favorites seraient fort dépeuplées.

Quant à toi, vénéré donneur d'ouvrage, tu éplucheras l'annuaire avec délectation. N'écoutant que mon côté serviable et prompte à t'éviter des pertes de ton précieux temps, je te mâche le travail. Il ne me reste plus qu'à refondre ma fiche...

19 mars 2014

Enfin (un peu plus) riches !

À l'avant-veille du salon du Livre de Paris, je trouverais dommage que passe inaperçue, parmi une foule d'autres intéressantes informations relatives à la traduction (articles de presse, émissions de radio et de télévision...***), cette nouvelle :

« L'Association des traducteurs et le syndicat des Éditeurs ont conclu un accord garantissant aux traducteurs une indexation de leurs honoraires sur les traitements de la fonction publique. »

 

 

Piètre copiste, j'ai omis de reproduire l'adjectif indiquant que l'histoire se passe en Suède... :)

 

 

Vous pourrez lire la suite sur le blog de l'ATLF, dans un billet intitulé Une avancée pour les traducteurs suédois.

 

*** Pour me faire pardonner cette fausse joie, quelques sources des intéressantes informations consacrées à la traduction que j'évoquais plus haut - je compléterai si j'en apprends davantage :

- Un article d'Élisabeth Philippe dans Vanity Fair, numéro du mois de mars 2014 : « Les traducteurs sortent de l'ombre » (principalement consacré à la littérature nord-américaine)

- 4 émissions de France Culture sur la traduction,
dans Les Chemins de la connaissance.

- Un reportage en clair sur Canal+, La Nouvelle Édition, jeudi 20 mars vers 13h 20, à propos de l'École de traduction littéraire du Centre national du livre. Il sera ensuite visible sur le site de l'émission à partir de 15h.
Rectificatif : aux dernières nouvelles, le reportage ne passera que le mercredi 26 mars ou... à la saint-glinglin ? (Un peu plus tard) Ah ben tiens, le voilà enfin, il est ici.

- Un article à prévoir dans Le Monde, mais je n'en sais pas plus pour le moment.

Merci aux collègues et à leurs listes de discussion, qui m'ont permis de compiler ces renseignements !

L’Association des traducteurs suédois et le syndicat des éditeurs ont conclu un accord garantissant aux traducteurs une indexation de leurs honoraires sur les traitements de la fonction publique. - See more at: http://blog.atlf.org/?p=5986#sthash.zyUxeO70.dpuf
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L’Association des traducteurs suédois et le syndicat des éditeurs ont conclu un accord garantissant aux traducteurs une indexation de leurs honoraires sur les traitements de la fonction publique. - See more at: http://blog.atlf.org/?p=5986#sthash.zyUxeO70.dpuf